‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 52 sur 216 · PASSE -TEMPS · texte numérisé non relu

PASSE -TEMPS

chaque soir, vers les cinq heures, encourager quatre bonnes religieuses de Saint-Joseph qui tiennent l'école publique avec un dévouement digne d'un meilleur sort. Deux sont Arabes; la supérieure et une autre sont Bretonnes. Quels trésors de charité il y a dans ces saintes âmes! Instruire pêle-mêle deux cents enfants de tout âge, de tout sexe et de toute religion, misérables, dégoûtants, paresseux, insensibles aux encouragements comme aux reproches, y a- 1- il un labeur plus décourageant? Un des Pères Carmes va, une demi-heure par jour, leur faire chanter en italien des cantiques de sa composition, tout à fait à la hauteur des artistes qui les exécutent.

Enfin on nous avise qu'un bateau de Marseille arrive. Je salue le capitaine comme un libérateur. Les Pères nous accompagnent jusqu'à l'embarcation; les braves religieuses versent un pleur. Comme dernier adieu sur ce golfe inoubliable, la foudre décrit sur les cimes de l'Amanus de sinistres sillons et les échos résonnent de ses longs mugissements. Nous partons.

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