‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 54 sur 216 · LES ALENTOURS · texte numérisé non relu

LES ALENTOURS

ception. Sa classe est bien tenue. Notre arrivée y provoque une joyeuse émotion. On proclame des vacances pour Ja soirée, et nous avons le plaisir de voir ces jeunes écoliers user et abuser de la récréation que nous leurs avons value. Ils s'installent pour y jouer sur des chapiteaux, des fûts de colonnes et des frises de marbre blanc très finement sculptées qui, après avoir fait l'orgueil de la vieille ville au temps de Paul, gisent maintenant çà et là pêle-mêle, tout en étant dignes de faire l'ornement de nos musées nationaux. Les chers élèves en rupture de ban grimpent sur quelques pauvres mûriers, qu'ils débarrassent de leurs fruits. Le tumulte devient indescriptible. Nous avons hâte de fuir en allant chercher, s'il s'en trouve quelque part, des souvenirs du grand Tarsais qui fut l'Apôtre des nations.

De sa maison, de l'arbre qu'il aurait planté, nul ne sait nous indiquer la place. Chez l'agent consulaire américain , nous inspectons un puits très ancien à l'aide d'une lanterne que l'on y descend. Là fut trouvée, il y a vingt ans, une inscription portant le nom de Paul , mais incomplète et que chacun interprétait à sa façon. Si nous pouvions la voir et l'interpréter, nous aussi ! Le maître de la maison, qui a pour fils un très avenant jeune homme, nous raconte comment, en voulant protéger l'inscription, il l'a perdue. Il l'avait clouée à une poutre dans une dépendance de sa demeure, avant de partir pour un long voyage. A son retour il ne l'y a plus trouvée. Pour nous dédommager,

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