‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 56 sur 216 · CE QUI RESTE DE TARSE · texte numérisé non relu

CE QUI RESTE DE TARSE

sulmans eux-mêmes, et il y a là une mosquée où se sont accomplis des pèlerinages célèbres. Après ce premier et rapide coup d'œil sur Tarse et ses alentours, nous prenons congé de ceux qui nous ont si bien accueillis, mais si peu renseignés sur les souvenirs de saint Paul qui subsistent encore. Le bon curé grec déclare qu'il faut aller d'abord nous asseoir à sa table, et qu'il nous permettra ensuite d'entreprendre des recherches plus fructueuses.

Après le repas , une voiture nous attendait , et nous avons parcouru Tarse dans tous les sens. Gomme à Antioche, la vieille ville est ici sous terre, mais elle s'y laisse mieux voir. Au coin de chaque carrefour, des fûts de colonne servent de boute-roue et, sur les terrasses, de rouleaux. On a converti les chapiteaux en sièges où les Turcs aiment à se reposer, les architraves en lavoir où les femmes s'établissent sur les bords du fleuve, les frises en pierre d'angle dans les murs et les hermès en concierges à la porte des maisons. La nouvelle cité est donc un musée en plein vent. Il faut s'arrêter à tout instant pour déchiffrer une inscription grecque, admirer un bas-relief, reconnaître un fragment de statue, sans que de toutes ces données on puisse conclure rien de satisfaisant pour la topographie de l'ancienne ville. Près d'un des bras du Cydnus, qui a dû être jadis le plus central, nous examinons les ruines d'une vaste construction que j'identifierais volontiers avec ce Gymnase de la jeunesse dont parle Strabon, et

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