‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 75 sur 216 · LYCIE · texte numérisé non relu

LYCIE

nombreuses représentations de la Chimère, trouvées dans les ruines de Phasalis, établissent que là avait réellement pris naissance la fable du monstre tué par Bellérophon.

Nous voici en vue de Kélidonia , le promontoire sacré. Le temps s'est éclairci ; les rayons du soleil couchant illuminent ces côtes de la Lycie, jadis sillonnées par le commerce , la poésie et les plaisirs. Myre, ancienne métropole, aujourd'hui complètement ruinée, sauf son théâtre, taillé dans la montagne rocheuse, aboutissait à la mer par le fleuve Andraki. C'est là que Paul fut embarqué par le centurion sur un vaisseau alexandrin faisant voile pour l'Italie, par Cnide et la Crète. Saint Nicolas fut évêque de Myre. Un couvent qui porte son nom est à deux heures de là. Une série de petites îles : Kakava , Castelorizzo , avec les ruines de son château rouge, jadis aux chevaliers de Rhodes , Giorgios , Volo , amusent , comme un panorama qui se déroule petit à petit, la curiosité des voyageurs.

Patara, au pied de la montagne, et jadis en communication avec la mer par le fleuve Xanthus , fut une des grandes villes de la Lycie. Son port, aujourd'hui misérable marais, était petit, mais très fréquenté par les navires marchands. C'est là que Paul s'embarqua pour descendre sur Tyr et Jérusalem. Apollon y avait un temple aussi célèbre que celui de Delphes. Seulement il n'y rendait ses oracles qu'en hiver. Il fut sans doute bâti sur un puits qui subsiste encore, et au milieu duquel se

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