‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 84 sur 216 · ROUTE D'EPHESE · texte numérisé non relu

ROUTE D'EPHESE

Éphèse, jeudi 3 mai.

La voie ferrée qui mène à Ayasolouk, l'ancienne Éphèse , quitte Smyrne à travers de gracieux bosquets de mûriers et d'orangers , franchit le Mélès , passe entre des cimetières turcs et chrétiens, s'arrête à la station du Pont des Caravanes et pénètre dans la jolie vallée de Sainte- Anne, au-dessous du Pagus.

Ici le cours du Mélès se dessine si bien, qu'il n'y a plus , selon moi , à l'aller chercher vers les Bains de Diane. En tout cas, c'est dans les rochers avoisinants qu'on montre la grotte traditionnelle où Homère aurait été nourri par les nymphes. Un tremblement de terre l'a en partie détruite. Plus loin, à la station de Paradis, on voit creusé dans le roc le trône où l'incomparable chantre de l'Iliade disait ses vers.

Le couvent de Saint-Élie, à notre droite, est d'un joli effet. Un aqueduc profile au fond du paysage. Bouja, avec ses maisons de campagne, sert de refuge aux Smyrniotes contre les chaleurs et les fièvres d'été. De hautes montagnes capricieusement découpées dont nous nous rapprochons ont servi d'asile séculaire à des bandes de brigands militairement organisés. On traverse ensuite le Caystre pour atteindre enfin Ayasolouk (^Aytoç ôsoXoyoç), la ville de l'apôtre Jean, le Saint Théologien.

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