HALLE AUX LAINES — ODEON
dant des trois autres symboles apocalyptiques représentant nos évangélistes. Dans un baptistère, ce symbolisme était bien placé. La figure avec auréole sculptée , sur le côté du pilier, représentait sans doute la Foi. Quant aux sarcophages, on comprend que de grands personnages ecclésiastiques aient souhaité d'être ensevelis là même où ils avaient été initiés à la vie chrétienne. Sous le regard de l'Église, la tombe et le berceau s'unissaient très heureusement.
Un peu plus loin nous trouvons la Halle aux laines. Une inscription encore lisible ne laisse pas de doute à ce sujet. Ce marché fut bâti sous le consulat de Publius Vedius, du temps d'Adrien, et la petite construction circulaire qui l'avoisine porta la statue équestre de cet empereur. Plus près du sentier que nous suivons, mais toujours à gauche, gisent pêle-mêle des restes d'un temple ou d'une église. Il est évident que nous arrivons au cœur même de la vieille ville. Les édifices publics se multiplient devant nous.
Voici, à notre droite, un Odéon assez vaste pour contenir trois mille auditeurs. C'était le théâtre couvert servant aux concerts et concours de musique. Périclès avait inauguré à Athènes ce genre d'édifice. Le proscenium de celui-ci avait cinq entrées. L'orchestre est bien conservé. Le reste a été maltraité par les visiteurs.
Au point où le défilé entre le Pion et le Coressus se transforme définitivement en une vallée ouverte vers la mer, nous descendons par un sentier