‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 108 sur 334 · LA OU AN DE MOSQUEE · texte numérisé non relu

LA OU AN DE MOSQUEE

sont très larges, propres et voûtés avec quelque prétention architectonique. On se sent ici au centre du commerce oriental. Le Khan Âssad- Pacha est la bourse de ce monde de marchands. Nous y entrons par une belle porte en marbre noir et blanc. Quelques Arabes se purifient, ou se désaltèrent à un large bassin central. 1) autres en grand nombre sont assis sur des balles de marchandises et se donnent pacifiquement la volupté de bavarder et de fumer, en attendant les acheteurs. Huit petits dômes, surmontés d'un dôme principal, couvrent ce temple du négoce. Je n'ai pas de goût pour le spectacle qu'offrent ici la ruse et la cupidité des Levantins. Hâtonsnous d'en sortir, et, à travers le bazar de tabac, celui des selles et des livres, car Bavants el bêtes se rencontrent dans cette agglomération de marchandises, arrivons à l'édifice le plus remarquable de Damas, Djama-cl-Kébir, la Grande Mosquée, précédemment sanctuaire chrétien, bâti sur un temple de llimmon ou de Jupiter. A soixante mètres de la magnifique construction, quatre colonnes, dont les fûts Boni seuls visibles, marquent l'entrée occidentale d'une Voie sacrée qui jadis conduisait au temple païen. On nous offre de monter sur le toit du bazar pour admirer les chapiteaux corinthiens, la Irise et la corniche qui faisaient partie de l'arc de triomphe. Il y eut ici un monument dans le genre de celui de Palmyre. Le temple était entouré de colonnes, et une double avenue l'accostait au levant et au couchant. De très bonne

Page 1