‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 11 sur 334 · BÉTHEL · texte numérisé non relu

BÉTHEL

Qi?,

il n'y a pas longtemps encore, se désaltérer à une source excellente. Aujourd'hui, on n'y pénètre que difficilement à travers les hautes herbes. Deux pilastres taillés dans le roc soutiennent toujours la voûte, mais l'eau n'y coule plus. Le conduit s'est obstrué peu à peu sans que nul ait songé à le déboucher. La belle source filtre à travers les rochers supérieurs et ne porte profit à personne.

Un peu plus loin d'autres eaux se perdent encore au versant de la montagne, qui semble taillée à pic. C'est la fontaine d'Aïn-el-Akabèh. Encore dix minutes et nous voici à Beitin, l'antique Béthel.

Saint Jérôme, confirmant le témoignage d'Eueèbe, nous dit que cette ville était à douze milles de Jérusalem, à droite de la route qui va à Naplouse. Elle est bâtie sur une colline rocheuse contournée par deux vallées qui s'unissent à pieds. Quelques rares amandiers B6 montrent encore çà et là, pour légitimer à nos yeux l'antique nom de Louza qu'elle portait au temps où Abraham y campa avec ses troupeaux. Pas un seul chêne qui nous rappelle celui des pleurs Alon-Bachouth, au pied duquel fut ensevelie Débora, la nourrice de llebecca.

A travers des murs de pierres séparant quelques misérables champs où, dans une terre rouire couverte de cailloux, poussent fort maigres l'orge et le blé, nous atteignons le triste village. Les maisons, construites avec des pierres frustes auxquelles s'en mêlent d'autres marquées au

fil

Page 1