‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 114 sur 334 · LE LIBAN · texte numérisé non relu

LE LIBAN

être affreux à cette heure. L'horizon se charge de nuages. Les villages lointains disparaissent dans l'ouragan. Il n'y a plus qu'à partir.

Le drogman et les moukres nous font leurs adieux. Alors seulement on me dit qu'Ahmed n'est pas le frère d'Abeth, mais un jeune chrétien qui nous a suivis dans l'espoir de ne plus nous quitter. C'est s'expliquer trop tard, la voiture va partir; cet enfant a une mère, et d'ailleurs ce n'est qu'un enfant.

Beyrout, samedi 7 avril.

Nous avons traverse de nuit les montagnes du Liban par un orage effroyable. La pluie tombait à torrents. A onze heures nous étions à Chtora, où il aurait Fallu descendre, si nous avions voulu remonter jusqu'à Baalbek. Les instances de l'hôtelier, qui parle français, ne nous onl pas détermine à modifier nos plans de voyage, el nous qq visiterons pas les ruines de l'antique Héliopolis.

Au jour et à travers les dernières ondées, nous admirons les montagnes du Liban. Elles sont pittoresques e1 soigneusement cultivées. Les populations qui y vivent ne ressemblenf en rien

à celles que nous avons VU6S jusqu'ici en < trient.

Nous nous réjouissons en pensant qu'elles sonl catholiques par la foi et françaises par le cœur. Des mûriers bien entretenus, des vignes produisant des vins exquis, rosés ou couleur d'or, des céréales abondantes, font la richesse du pays. De nombreux villages se détachent cà et la. agréa-

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