‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 117 sur 334 · TRIPOLI · texte numérisé non relu

TRIPOLI

un des contreforts du Liban, pour protéger les pèlerins. Un tramway, moyen de locomotion nouveau dans le pays, nous y conduit. La brise du matin est embaumée par les citronniers et les orangers, qui couvrent la plaine. La plus luxuriante végétation, entretenue par un travail intelligent et des milliers de ruisseaux qui serpentent à travers ces terres d'alluvion,%fait déco triangle, dont la tête est à El-Mina et la base à la roule de Beyrouth à Tortosc, un délicieux verg< p. Je ne m'étonne pas que les Croisés, arrivant ici en mai 1091), aient éprouvé un saint respect poui paradis terrestre. Ils n'y prirent, dit la chronique, qu'une plante pour l'emporter religieusement : ce fut la canne à sucre. De l'impériale de la voiture nous admirons le paysage Dans son site gracieux, avec le fleuve qui la traverse, son port plus abordable, sa terre moins brûlée par le soleil, ses fruits plus beaux et plus suav< Tripoli l'emporte sur Jaffa.

Nous descendons chez les Filles de Saint- Vincent de Paul. Faute de souvenirs bibliques à vénérer, la Providence m'y ménage une de ces rencontres désirées depuis longtemps, et qui répondent à tout ce qu'on en avait espéré. Dès mon enfance, j'avais entendu citer comme un idéal d'amabilité, de douceur, de charité, une femme qui, malgré ses charmes et sa fortune, peut-être parce que son cœur avait souffert, se donna à Dieu avec un tel courage, qu'elle n'a plus consenti à regarder en arrière, même un instant, pour y revoir ce qu'elle avait jadis très

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