‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 122 sur 334 · L'ILE DE CHYPRE · texte numérisé non relu

L'ILE DE CHYPRE

temps-là d'immenses forêts de pins, de cyprès, de cèdres, do frênes, couvraient ses pics aujourd'hui dénudés et y maintenaient une bienfaisante l'raiclieur. Elles servirent à construire des flottes, à édifier des palais, à fondre le cuivre et l'argent des mines inépuisables de l'Olympe, et, comme au dire de Strabon, on ne parvenait pas à disputer aux forêts toujours envahissante- assi /. de terre pour l'agriculture, on laissa à chaque particulier le droit de tout abattre et de se déclarer propriétaire du sol qu'il défrichait, aussi bien que des bois qu'il avait coupés. Convenons que, dans la suite des âges, le triomphe des bûcherons a été complet.

Partout où notre œil pénètre avec la lunette, à peine s'il distingue quelques maigres oliviers au milieu (\ex champs d'orge ou de blé déjà moissonnes. De loin en loin quelques cyprès font seuls tache noire sur la teinte grise de la terre et des rochers. L'île présente la forme d'un hachoir artistement façonné dont le manche se terminerait, vers l'Orient, au cap Dinaretum, et le tranchant s'arrondirait du côté de Paphos, pour se terminer en pointe relevée au cap S.unt- Epiphane vers l'( lecident. Des dunes très éle\ et des falaises rougeâtres bordent sa côte septentrionale, où il n'y a jamais eu de véritable port. Au sud-ouest, elle est couverte par les immenses montagnes calcaires du Troodos ou de l'Olympe, haut do deux mille trois cents mètres. La plaine intermédiaire, Mésoria, partage l'ile en deux, du couchant au levant. Elle est

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