SERGIUS PAU LUS
nablc sous lequel se manifestait la divinité. Plus près du rivage, deux piliers de granit, encore debout, firent partie d'un second temple qui marquait la place où Vénus se montra pour la première fois aux habitants de l'île. En suivant toujours la route qui longe la côte, vers le nord, on peut voir le Jardin sacré de Vénus, llieroskipos, avec la fontaine appelée les Bains d'Aphrodite, et atteindre bientôt après la nouvelle Paphos.
C'est là que s'arrêtèrent les deux messagers de L'Évangile. 11 s'y trouvait un proconsul préoccupé par exception des questions qui, dans la nature ou dans la philosophie, méritent l'attention de tout homme sérieux. Son nom était Sergius Paulus. C'est probablement lui que Pline le Naturaliste mentionne par deux fois, quand il parle des savants dont il s'est inspiré pour composer ses œuvres. Au milieu de tant de fous qui ne pensaient qu'à jouir de la vie présente, près du sanctuaire de Vénus, cet honnête Romain s'inquiétait du problème redoutable de la vie future. 11 en demandait le secret à un Juif qui s'occupait de magie. La venue de- deux apôtres lui parut une bonne fortune. Paul, eu frappant d'aveuglement le mage Élymas, amena Sergius à la lumière de l'Évangile. Ce souvenir m'est particulièrement préoieux, car, Belon une vieille tradition, Sergius Paulus devint plus tard évoque deNarbonnc, et c'est sous son patronage, dans l'église qui lui est dédiée, que j'ai inauguré mon ministère sacerdotal. Que demeura-t-il de cette