LES TREMBLEMENTS DE TERRE
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Typhon eût été désastrcusemcnt remuant, car il n'est pas possible de compter combien de fois il lui a plu de jeter à bas la ville entière et d'ensevelir sous ses ruines d'innombrables victimes. Au temps de Trajan, un tremblement de terre déplaça jusqu'aux cours d'eau, et il faudrait peut-être rapporter à cette époque la suppression du bras méridional de l'Oronte, qui cessa de maintenir dans une sorte d'ile la Cité Neuve et le palais royal d'Antiochus Épiphane. L'histoire de tels désastres semblerait exagérée, si des événements récents n'étaient venus en renouveler les plus effrayants détails. La colonne rouge qu'un thaumaturge du temps de Caligula, Debborius, avait dressée au milieu de la ville avec un buste et cette inscription : yA<:«<ro, «tttiot*, pas plus que le pouvoir conjurateur d'Apollonius de Tyane, n'ont empêché la malheureuse ville de subir en moyenne deux catastrophes par siècle. Le dix-neuvième a fourni son contingent en 1822 et en 1872 pour la dernière fois. Les fortes crevasses qui, de haut en bas, sillonnent le Silpius n'ont pas d'autre origine, car, dans ces dislocations terribles du sol, les montagnes elles-mêmes tremblent sur leur base, les arbres sont déracinés, et l'ouragan, par des mugissements sinistres, annonce et clôture la formidable catastrophe. Les anciens s'en consolaient en disant : « C'est Typhon qui s'agite dans son tombeau de feu. » Ils relevaient la ville détruite et recommençaient leurs jeux et leurs fêtes. Si funeste que pût paraître le sol où Séleucus,