L'ANCIEN THEATRE
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elle se remplit d'eau. Les ouvriers qui ont récemment réparé la mosquée prétendent que la construction primitive avait tous les caractères des édifices gréco-romains. Dans la partie haute, refaite plus tard, il y avait à l'intérieur de nombreux tuyaux et des vases en terre cuite. Cela pouvait-il intéresser la question d'acoustique? Ce n'est pas probable.
Nous nous dirigeons vers l'Orocassiadès, partie occidentale du Silpius, et nous montons assez haut pour dominer la ville actuelle, jusqu'au point correspondant comme altitude à celui où nous nous étions placés avant-hier sur le Stauris, vers le cimetière latin. Les monuments publics de l'ancienne cité remontaient jusqu'ici. Des exhaussements de terrain, des restes de vieux murs sur lesquels on a élevé des masures, quelques bassins comblés, deconduits creusés dans le roc et amenant Les eaux de Daphné et des montagnes voisines aux Lavacra de Trajan, d'Adrien, de Caligula, de César, mettent aussitôt en campagne notre imagination. Nous nous asseyons sous un bouquet de gigantesques lauriers, et nous contemplons en sdenee ce vaste champ où fut une grande capitale et où la moderne et misérable Antakieh s'abrite sous quelques cyprès, comme à la porte d'un tombeau.
Cette sorte de butte qui est à nos pieds, avec enfoncement semi-circulaire dans le rocher de la montagne, fut sans doute l'ancien théâtre. Les spectateurs étaient dans la situation ou nous sommes nous-mêmes, et par-dessus la scène,