‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 148 sur 334 · GRANDES RUES · texte numérisé non relu

GRANDES RUES

lait Alexandre, et par ses vertus semblait devoir le surpasser. Avant d'être brûlé, son corps nu fut exposé sur la place publique, sans autre pompe que la douleur universelle et l'éloge que chacun faisait de ses mérites. D'ici sa jeune veuve en pleurs, malade, suivie de ses petits enfants tenant dans ses mains l'urne fatale où reposaient les cendres du malheureux prince, partit, objet de compassion pour tous, elle, fille d' Agrippa et petite-fille d'Auguste, naguère environnée de respect et d'hommageo par ceux qui l'approchaient, maintenant brisée dans toutes ses espérances, ferales reliquias sinu ferens, incerta ultionis, anxia sui et infelici fecunditale forlunx loties obnoxia.

Deux grandes rues traversaient parallèlement la ville de l'ouest à l'est : l'une était celle qu'llérode avait, du moins dans son prolongement principal, ornée d'une double colonnade et pavée vers l'Orient; l'autre, plus prés de la montagne, s appelait la rue de Tibère. Une troisième, non moins importante, venant de la porte du Milieu, au pied de la citadelle, les coupait perpendiculairement avec des tétrapyles à chai pic intersection. Elle se terminait, à l'angle occidental de l'île ou de la ville d'Épiphane, par le Nymphéum, édifice semi-circulaire orné de colonnes et où, au milieu de statues et de fleurs, une fontaine d'eau limpide répandait la plus agréable fraîcheur. Peu de villes furent mieux pourvues d'eaux vives qu'Antioche. Tout grand personnage qui voulait se recommander à ce peuple

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