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LA VILLE ENTOURÉE L'EAU

tucl. Le nahr Koassieh au nord ne le rejoignait, au contraire, qu'à la pointe où nous sommes et où émergent encore quelques ilôts. Il formait donc avec lui une sorte de triangle heure ment disposé pour recevoir une nouvelle ville. Il n'y eut qu'à dériver vers l'orient une partie de l'Orontc, qui vint aussitôt remplir le lit trop souvent desséché du Koassieh et former l'île OÙ un Antiochus bâtit la quatrième cité. De violentes commotions du sol et les terres transportées par les torrents ont plus tard comblé ce lit primitif du fleuve, mais sa trace demeure encore assez visible pour nous déterminer à modifier considérablement le plan hypothétique de l'ancienne Antioche par Odfried Millier.

1 est ici, en effet, et non pas au nord de la porte du Pont, qu'il faut chercher la ville d' Antiochus le Grand selon les uns ou d'Antiochus Êpiphane selon les autres, avec le palais royal successivement embelli par les empereur-. Les innombrables débris de marbre <pù couvrent les champs et à travers lesquels, comme à travers

une mer de cailloux, poussent des blés vigOUrcux et les fleurs purpurines de la réglisse à la racine longue, douce et ligneuse, sont tout ce qui en reste. Là fut un létrapylum dans le genre de celui de Latakieh, avec son quadruple portique s'ouvrant sur deux rues à colonnades qui se croisaient, et dont la plus courte abordait le palais royal par son aile méridionale. Au nord, une sorte de boulevard suivant le bord de l'Oronte le contournait. C'est là (pie passait saint

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