‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 158 sur 334 · CIRQUE · texte numérisé non relu

CIRQUE

«-elfe

mm

Aphraate avec son manteau en haillons, quand Valons, du haut de sa terrasse, le remarqua « Quel est ce vieillard qui marche vite, comme s'il ne sentait pas le poids des ans? — C'est celui qui tient en échec ton influence et celle de tes évêques, répondit quelqu'un. Il va présider l'assemblée religieuse qui doit avoir lieu par delà le fleuve, au bout du champ de Mars, et défendre de faire ce que tu as ordonné. » Et l'empereur se penchant sur la balustrade : « Dis, moine, où vas-tu? — Prier pour ton royaume », répondit Aphraate. « C'est dedans que je voudrais te voir et non dehors. Un bon moine garde sa cellule. — Oui, comme une fdlc sa maison; mais quand celle-ci brûle, la fille sort pour porter secours. Empereur, tu as mis le feu à la maison de mon Père, et tu es surpris de me voir dehors! » Valens, humilié, s'enferma dans le palais. Un de ses serviteurs insulta alors l'homme de Dieu. C'était le baigneur du prince. On le trouva mort quelques instants après dans un bassin d'eau bouillante.

Le cirque, d'après Évagrc, était aux portes de la ville, avec des tours qu'un tremblement de terre, sous l'empereur Léon, renversa. Nous en retrouvons, en effet, quelques restes vers l'Orient. Des substructions énormes y marquent sa forme oblongue. Elles soutenaient des arcades extérieures et les gradins où s'asseyaient les spectateurs. Le petit mur ou spina qui partageait l'arène est visible, avec les deux points extérieurs où se trouvait la meta ou borne première

Page 1