BATAILLE D'ISSUS
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Cilicie. Là furent les portes Amanides, et peutêtre les deux pilastres blancs n'en sont-ils qu'un souvenir. D'après une tradition locale, c'est sur l'arcade, aujourd'hui disparue, de ces deux jambages qu'aurait été placé le sarcoph d'Alexandre, et tous les chefs d'armée, en passant sous le célèbre portique pour aller aux grandes guerres, devaient se reconnaître les inférieurs de l'illustre conquérant. Peut-être n'y eut-il là qu'un monument de sa victoire.
< est sur les bords du Pinarus que les armées d'Alexandre et de Darius se rencontrèrent. Elles appuyaient leurs ailes, d'après Amen, à la mer et aux montagnes, et leur centre aux rives du fleuve. Le roi des Perses avaii quatre cent mille fantassins el cenl mille cavaliers. La phalange macédonienne, entr'ouverte par un Taux m ou vent au passage du fleuve, faillit compromettre le sort de la journée. Mais l'aile droite, culbutanl tout devant elle, prit en liane les Grecs mercenaires, el la déroute des Perses devint aussitôt générale. Darius s'enfuit honteusement, laissanl au pouvoir du vainqueur sa mère, sa femme, sa sœur et ses enfants. Alexandre, entendanl des gémissements el des cris déchirants sous la tente royale, fit dire aux femmes que Darius n'était pas mort, et qu'elles-mêmes n'avaient rien à craindre. Puis il vint lui-même les visiter suivi d'Héphestion. C'est alors que la reine-mère. troublée par sa douleur et frappée surtout de la haute taille d'Héphestion, se prosterna devant lui, le prenant pour Alexandre : « Vous no vous