LA PORTE ROMAINE
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dessus de grottes profondes que l'on peut visiter au temps où les eaux sont basses, et, tout blanc d'écume, va se précipiter à travers de capricieux circuits dans la plaine où fut l'ancienne cité.
Des remparts d'Haroun-al-Raschid eux-mêmes il reste à peine de pauvres ruines, «pu- le temps et la main des hommes dispersent tous les jouis. Ce qui est toujours debout et plein d'intérêl la vieille porte romaine, dont nous avons remis la visite à la dernière heure, parce qu'elle esl sur nos pas en allant u la gare. Ce monument, encore superbe, tout roussi qu'il soit par Le soleil et ébréché par quelque main barbare, nous reporte aux générations qui bâtissaient pour l'éternité. Très solidement cintré, L'arceau n'a pas fait un seul mouvement. Quant aux ornement-, ilont à peu prés tous disparu. On \oit les trous où furent scellés les gonds des vieilles portes. Au midi une niche abrita la divinité tutélaire de La cité. Cette antique construction a sans doute vu passer Paul «initiant sa patrie pour aller jeter par le monde la nouvelle pensée religieuse qui travaillait son âme.
Un médecin italien (pie nous rencontrons à la gare promet de nous montrer, Plutarque en main, des merveilles à noire retour. Nous prenons acte de sa parole, cl nous partons pour Adana. A droite, La voie ferrée côtoie un pan de vieux mur que, de loin, nous axions déjà vu se dresser au milieu des champs. C'est, je crois, un des jalons qui devraient guider quiconque veul faire ici des recherches sur le site et les souve-