‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 202 sur 334 · SMYRNE · texte numérisé non relu

SMYRNE

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Smyrne, mercredi 2 mai.

Le panorama de Smyrne est superbe. D'innombrables navires se pressent dans le port, et à l'incroyable variété des drapeaux qui flottent dans l'air on juge aussitôt que tous les peuples du monde ont ici leurs intérêts. Sur le quai, la place d'honneur est aux maisons européennes. Notre batelier parle français, et nous allons constater qu'il n'est pas une exception. Un tramway, — car il y a ici des tramways sur des quais en lave du Vésuve, — nous mène au couvent des Dominicains, où le P. Bernard, un brave et sympathique Breton, nous attend depuis plusieurs jours. Nous y retrouvons nos malles, notre linge et notre argent. Ce n'est pas peu dire. Celui-ci aurait pu être arrêté et honnêtement supprimé à la douane.

Après les visites d'usage à l'archevêque latin. aux Pères Lazaristes et aux Frères des écoles chrétiennes, nous passons à la visite de la ville elle-même. La marine et le Konak sont intéressants comme mélange de races diverses. Les cafés, en nombre respectable, ont des enseignes très variées. Depuis le café Paradis, vO),uut:o;. jusqu'au Petit-Marseillais, 8 (Aixpo'ç MaddocXtomiç, dans le genre cabaret, jusqu'aux plus confortables établissements, tout veut avoir un nom français parallèlement au nom grec, pour dire que les deux influences principales sont bien ici celle des Hellènes et la nôtre. La grande rue de la ville, où se trouvent des magasins très français

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