L'AQUEDUC ET LE CHATEAU
tionnelle où Homère aurait été nourri par les nymphes. Un tremblement de terre l'a en partie détruite. Plus loin, à la station de Paradis, on voit creusé dans le roc le trône où l'incomparable chantre de l'Iliade disait ses vers.
Le couvent de Saint-Élie, à notre droite, est d'un joli effet. Un aqueduc profile au fond du paysage. Bouja, avec ses maisons de campagne, sert de refuge aux Smyrniotes contre les chaleurs et les lièvres d'été. De hautes montagnes capricieusement découpées dont nous nous rapprochons ont servi d'asile séculaire à des bandes de brigands militairement organisés. On traversa ensuite le Caystre pour atteindre enfin Ayasolouk ^Ayioç QeoXrfyoç), la ville de l'apôtre Jean, le Saint Théologien.
M. Apak, un excellent ami des Dominicains, qui est notre guide, nous a par dépêche fait préparer des chevaux. Sans perdre un instant, précédés par un homme du pays jadis auxiliaire; de M. Wood dans ses recherches, Ihtrba-Nicola, une vieille barbe s'il en fut, nous longeons l'aqueduc monumental construit au moyen âge avec des marbres du temple d'Artémifl. 11 traverse la station. On pourrait déchiffrer sur ses pierres d'intéressantes inscriptions. Quelques cigognes, perchant sur un pied et immobiles comme des statues, regardent venir sans peur notre bruyante cavalcade.
Sur la hauteur d'Ayasoulouk, qui fut probablement le site d'Éphèse primitive, un château fort du quinzième siècle avec ses créneaux el
WKk~-rmi,>&rvm^
mû