‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 205 sur 334 · VOIE SACRÉE — TOMBEAUX · texte numérisé non relu

VOIE SACRÉE — TOMBEAUX

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ses tours carrées produit sur nous la plus vive impression. Seul il semble vivant à l'entrée du vaste champ de ruines qui s'étend devant nous, et fièrement il se joue dans la lumière d'un ciel radieux. Nous verrons tout à l'heure qu'il n'en est pas moins une pitoyable ruine.

Passant devant de petites mosquées détruites, nous nous dirigeons vers le sud-ouest, à travers des sentiers étroits auxquels d'immenses chardons servent de haie. Notre première halte est au tombeau d'Androclus, fils de Codrus et fondateur d'Éphèse. Tué dans une bataille qu'il gagna contre les Cariens, ses concitoyens l'ensevelirent aux portes de la ville, et Pausanias dit qu'on voyait son mausolée sur le chemin allant du temple de Diane à celui de Jupiter Olympien, près la porte de Magnésie. La statue d'un guerrier sous les armes en faisait tout l'ornement. Des blocs carrés et régulièrement espacés, sur lesquels Barba-Nicola attire notre attention, supportèrent sons doute la colonnade du portique de Damien. Nous atteignons, en effet, la série de sarcophages que M. Wood a suivie pour retrouver la voie sacrée aboutissant au temple de Diane. Ces tombeaux, à deux mètres sous terre, sont en marbre, le plus souvent sculpté. Ils nous conduisent près de la porte Magnésienne. Elle avait trois ouvertures, deux pour les chars et une pour les piétons. Les ornières des chars sont encore visibles.

A quelque distance d'ici, vers le sud, un laboureur a découvert dans son champ la voûte d'uno

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