‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 214 sur 334 · GROTTE DES SEPT DORMANTS · texte numérisé non relu

GROTTE DES SEPT DORMANTS

mômes dont on nous avait parlé à Tarse, paraît offrir quelque intérêt aux plus curieux. Dans une large fissure qui se rétrécit insensiblement, se seraient cachés, sous la persécution do Dioctétien ou de Dècc, car la tradition varie, sept frères et Kctmehr, leur chien fidèle. Ils y furent pris d'un sommeil miraculeux qui dura deux cents ans. Je laisse à penser si, en se réveillant, ceux qui se croyaient endormis de la veille lurent étonnés de trouver dans leur propre ville un monde, un langage, des édifices, des ,,.., et des monnaies qu'ils ne reconnaissaient plu-. Les noms des Sept-Dormants sont restes des talismans pour les Turcs et pour plus d'un chrétien. Celui du chien est plus particulièrement vénéré. Cette aimable légende, un peu parente de celle d'Épiménide le Cretois dans Diogène Laërce, ne me détermine pas à pénétrer jusqu'au fond du défilé, qui, d'ailleurs, n'est pas à ma mesure.

Un tombeau situé vers l'extrémité du Stade, au milieu de buissons touffus, serait, d'après les Grecs, celui de saint Jean. C'est un creux donl le fond a la forme d'un sarcophage, mais on n,. voit pas (pie rien l'ait jamais distingue des nombreuses fosses mortuaires qui abondent ici. ci le vrai tombeau de saint Jean fut dans son église, au-dessus de la Porte de la Persécution.

Du point le plus élevé de la colline on peut reconnaître le site précis de l'ancienne ville et constater qu'elle s'étendit surtout entre le Prion et le mont de l'Acropole, le long du Port civil

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