SITE RÉEL DE L'ANCIENNE ÉPIIÈSE
jusqu'à l'Athénéum. Quand, d'après l'inscription de Salutarius trouvée au théâtre, bien qu'elle ait dû appartenir à l'Artémisium, la procession des statues de la grande déesse allait de la porte de Magnésie à celle de Coressus, on avait raison de dire qu'elle parcourait la ville entière, sauf ses quartiers plus récents au nord de l'Agora. Arrivés à la porte de Coressus, qui était au nord du stade tourné vers la colline de Ayasolouk, ceux qui portaient les images sacrées les déposaient et la procession était finie.
D'autre part, il est évident qu'au nord du lieu où nous sommes, la mer s'avançait considérablement dans les terres. Les alluvions du Caystre ont produit ici les mêmes atterrissements que le Méandre à Milet, et, à voir la plaine sablonneuse, on dirait encore un lac où des collines semblent se baigner. L'une d'elles, Syrie, fut jadis une île. Ainsi on parvient à comprendre que M. Wood ait pu chercher le fameux temple de Diane au levant du mont Prion. Strabon, décrivant la côte, dit : « A Pygéla succède le port de Panormos avec son temple de Diane Éphésienne. Puis vient la ville même d'Éphèse. » La plaine du Caystre au nord des ruines était donc la mer, autrement on ne comprendrait pas que les navires, arrivant par l'ouest, eussent atteint le temple d'abord et la ville ensuite, encore moins que le temple eût pu éblouir, par sa blancheur et sa beauté, les yeux des navigateurs.
Bien que la découverte de M. Wood ne concorde pas tout à fait avec les indications topo-
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