TEMPLE DE DIANE
graphiques des anciens, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'elle s'accommode assez bien de leurs données architecturales. Prétendre qu'une partie des marbres trouves ici par le chercheur anglais n'étaient pas in situ primitive-, mais provenaient des quais de Panormos, où, d'après les indications des anciens, il fallait chercher la place de l'Artémisium, est uni sertion gratuite, sinon une mauvaise défait* Si étrange qu'ait d'abord paru le site, il faut bien croire que le patient archéologue anglais est tombé juste, et que le plus consolant résultat a couronné ses intelligentes recherches.
En descendant du Prion, nous prenons l'antique Voie sacrée, et, après avoir traversé le Sélinus presque à sec, nous arrivons aux fouilles de M. Wood, qui mesurent cent quatre-vingts mètres de long sur cent de large et sept en moyenne de profondeur, ce qui donne une idée des atterrissements survenus en moins de deux mille ans. Là donc, dans ce marécage ouvert devant nous, fut l'une des sept merveilles du QlOnde, le fameux temple qu'Érostrate, pour 86 rendre à jamais célèbre, brûla la nuit même où Alexandre venait au monde; le temple qui fut relevé avec les dons généreux de l'Ionie entière; le temple (pie créa le génie de Dinocrate, où le ciseau de (Jtesilas, de Cydon, de Phidias, de Phradmon et de Polyclètc, vainqueur de ses quatre rivaux dans ce solennel concours, avait lutté pour sculpter les groupes des Amazones; le temple où Calliphon de Samos avait peint
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