TEMPLE DE DIANE — MOSQUÉE DE SÉLIM
l'Asie et de la terre. Les rois y faisaient déposer leurs plus précieux trésors, et nul n'aurait osé forcer la porte de l'inviolable asile.
Que sont devenues ces splendeurs du pa Au milieu de marbres affreusement morcelés et sur lesquels coassent des grenouilles sans nombre, un ou deux fragments de colonnes sont encore debout sur leur socle ébréché. D'autres, avec leurs fines cannelures, gisent dans la bouc Quelques restes du mur de la cella sont visiblemais tout a été si cruellement traité par le temps, les barbares et plus récemment les Anglais, que notre bonne volonté, si soutenue qu'elle soif par les indications de l'antiquité, demeure impuissante à reconstituer le merveilleux édifice.
La mosquée du sultan Sélim, qui est sur notre chemin en regagnant la voie ferrée, fut bâtie, selon la tradition, sur une très ancienne église consacrée à la sainte Vierge. Nous serions dune • levant les restes de la laineuse cathédrale que l'évêque Memnon offrit pour la réunion du concile d'Éphèse e1 qui, reconstruite plus tard par Justinien, fut embellie de marbres enlevés aux temples païens. Il s'en retrouve encore «les fragments nombreux et des plus remarquables dans la belle mosquée. Il y aurait même de curieuses inscriptions à relever dans cette enceinte que le temps dégrade tous les jours. La toiture s'est effondrée dans un tremblement de terre, l'n minaret, frêle et misérable colonne de briques, se dresse à moitié détruit vers l'entrée principale de l'édifice. Aucun muezzin n'y monte plus, car
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