‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 225 sur 334 · BAINS DE DIANE — POLYCARPE · texte numérisé non relu

BAINS DE DIANE — POLYCARPE

N'est-ce pas au versant de l'IIermus, à Nymphio, que sont les deux stèles de Sésostris mentionnées par Hérodote? Et M. Vigouroux ne m'a pas dit : « Il faut marcher! » Décidément je n'y comprends plus rien, et, tout en m'asseyant à la table hospitalière de Smyrniotes très français, spirituels et aimables, comme leur fille et leur sœur d'Antioche, Mme Potton, je suis triste. Les gracieusetés de tous ne me font pas oublier que je suis mécontent de moi-même.

Nous sommes allés aux bains de Diane. Un homme mal élevé nous en a refusé l'entrée. qu'il y a de certain, c'esl que lea déesses ne >'y baignent plus. Ils sont transformés en une vulgaire papeterie. Le ruisseau limpide qui B'en échappe n'a jamais été le Mêlés d'Homère.

Des filles de Saint Vincenl de-Paul, que nous avons visitées, nous ont fait apprécier les œw\ res dont elles s'occupent. C'est par un des chemins à travers lesquels notre landau nous promène, qu'au temps de Marc-Aurèle, Polycarpe lié sur un âne était conduit à Smyrne par les émissaires du proconsul Quadratus. L'Irénarque vint à p ser, et, prenant l'évêque sur son (bar, il voulut le déterminer à immoler aux faux dioux et à appeler César son Seigneur. « Vous me conseille/, le mal, dit l'auguste vieillard, et je ne saurais vous entendre. » A ces mois l'Irénarque le poussa brutalement et le jeta à terre. Blessé à la jambe, Polycarpe se rendit quand même à l'agora, OÙ Quadratus et le peuple l'attendaient. « Maudis les impies! » lui cria le proconsul. Levant au ciel

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