LA VILLE
norer soit la Passion et la Résurrection du Sauveur, soit, selon d'autres, la mémoire de saint Jean-Baptiste. Devant le portail, œuvre d'uno excellente architecture, quelques Arabes adossés aux jolies colonnettes de marbre blanc boivent les premiers rayons du soleil levant. Nous remarquons que le type est ici supérieur à tout ce que nous avons vu hier. Un orateur, le manteau rejeté en arrière, pérore vivement devant la petite assemblée, assez indifférente. Saint Justin fut de Naplouse et quitta un jour tout à fait son manteau de philosophe pour devenir un des vaillants apologistes et des glorieux martyrs de l'Église unissante. Comme on a trouvé la belle porte de la basilique trop grande, on l'a murée pour en former une beaucoup plus petite et décorée de tous les signes de l'islam.
A travers des rues tortueuses el des voûtes obscures d'où l'eau suinte désagréablement, nous atteignons la synagogue des Samaritains. Quelques petits enfants jouenl dans la cour; c'est tout l'avenir d'une race qui se meurt. Leur physionomie est fine, mais le sang est pauvre. lisent proprement vêtus et des avenants. En un clin d'.eii ds s'industrient pour nous présenter des bouquets de fleurs quand non- repasserons.
Deux ou trois dignitaires, hommes jeunes, mais à la mine triste et résignée, s'offrent a nous faire les honneurs de la synagogue. Celle-ci est petite et pauvre. Les murs sont blanchis à la chaux, les nattes en mauvais état, le sanctuaire couvert d'un méchant voile vert. Quelques lampes
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