‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 27 sur 334 · A LA SYNAGOGUE SAMARITAINE · texte numérisé non relu

A LA SYNAGOGUE SAMARITAINE

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s'y allument seulement aux jours de grande fête. Il n'y a guère plus dans la ville que cent cinquante Samaritains. Obstinément fidèles à leur vieille religion, ils se marient entre eux, si réduit que devienne de jour en jour le nombre des jeunes filles parmi lesquelles ils doivent se choisir leurs épouses. Aux solennités mosaïques, ils montent sur le Garizim pour y accomplir scrupuleusement toutes les prescriptions du Pentateuque. Comme les Juifs de Jérusalem, ils baisent les ruines de leur temple détruit et se plaisent à espérer contre toute espérance.

Soulevant le rideau qui couvre le tabernacle, l'un de nos introducteurs, sans doute le plus digne, ouvre l'armoire sacrée et en tire l'étui de cuivre qui renferme le Pentateuque en caractères samaritains. Avec une visible satisfaction, il déroule et nous présente le précieux manuscrit. Le pauvre homme croit tenir entre ses mains l'argument irréfragable qui établit la légitimité de sa foi et de ses prétentions religieuses. Très solennellement il nous dit : « Ceci a été copié à la porte môme du tabernacle, sur le mont Garizim, par Abischoua, fils de Phinéas, fds d'Éléazar, fils d'Aaron, frère de Moïse, fds d'Amram, la treizième année après qu'Israël eut pris possession de la terre promise, il y a trois mille quatre cents ans. » Là-dessus nous ouvrons les yeux. 11 y a de quoi.

Tout le monde sait que les Samaritains avaient non seulement un temple, mais un Pentateuque qu'ils opposaient au temple et au Pentateuque

saule pleureur

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