ARRIVÉE A ATHÈNES
min de fer. Au reste, il faut bien se faire à ces contrastes choquants entre le souvenir du passé et la réalité du présent. Les soldats portent des brandebourgs en guise de cuirasse, des pantalons rouges à la place des cnémides; les Aspasies modernes sont vêtues à la mode de Paris, et quelques successeurs de Démosthènes, qui débarquent avec nous, vont en petit veston et en chapeau monté prononcer à la chambre des députés leurs philippiques modernes. Un landau, qui ne rappelle guère les chars d'Olympic, nous emporte à l'hôtel des Étrangers, où nous nous installons. Ceci commence à sentir la France.
Athènes.
Paul, partant de Bérée, dut suivre, pour venir à Athènes, le chemin de la mer, autrement il eût fait sur sa route des haltes importantes que l'historien sacré aurait sans doute signalées. Il débarqua donc, non pas à Phalères, mais dans l'un des trois ports du Pirée, plus probablement dans celui où nous avons débarqué nous-mêmes. La rade de Phalères, quoique plus rapprochée d'Athènes, avait été abandonnée depuis Thémistocle. Le Pirée, au contraire, rattaché à la capitale par un vaste ensemble de fortifications, était resté son véritable port. Au temps de saint Paul, ces grands travaux de défense avaient complètement disparu. Les Longs-Murs (Skélé), terminés par Périclès, détruits au son des instruments
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