‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 261 sur 334 · PAUL ALLANT DU PJRÉE A ATHÈNES · texte numérisé non relu

PAUL ALLANT DU PJRÉE A ATHÈNES

par les Lacédémoniens après la funeste bataille d'Égos-Potamos, relevés par Conon après sa victoire de Cnide, étaient en ruines quand Sylla jugea à* propos d'employer leurs assises inférieures, les seules solides, à construire des fortifications pour son armée. Les débris qui restent en place ayant envahi l'espace compris entre ces deux murs parallèles, on avait établi une grande route carrossable {Ilamaxitos) en dehors du mur occidental, et elle abordait Athènes par la porte du Dipylum. C'est elle que suivaient d'ordinaire les voyageurs, et tout fait supposer que saint Paul prit ce chemin. A droite et à gauche il était couvert de mausolées, de statues, d'autels en l'honneur de tous les dieux. Certains même portaient cette inscription qui frappa l'Apôtre : 'Ayvw<7tw 0«j>, Au Dieu inconnu. Pausanias dit qu'il avait vu, sur la route do Phalèrcs, des autels analogues. Lucien observe, dans son l'hilopatris, qu'on adorait à Athènes un Dieu Inconnu. On peut donc croire qu'il se trouvait des inscriptions semblables un peu partout. En tout cas, Paul, qui avait pu voir au Piréo les sanctuaires de Jupiter Victorieux, de Minerve Protectrice, do Vénus do Cnide, les statues du peuple d'Athènes et do ses grands hommes, les tableaux représentant les victoires nationales, paraissait n'avoir été frappé sur son chemin que de ces pierres étranges où, dans une vague et générale aspiration de l'âme humaine vers un Dieu meilleur, sa foi trouvait une place acceptable pour le Dieu de l'Évangile.

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