‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 264 sur 334 · LES PORTIQUES · texte numérisé non relu

LES PORTIQUES

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comme au temps de Théophraste, les bons bourgeois athéniens achetant encore leurs herbes au marché.

Il semble, d'après Pausanias, qu'en suivant la grande rue du Céramique on atteignait d'abord à droite, et probablement à l'entrée de l'Agora, le Portique Royal. Je suppose que le Gymnase de Ptolémée devait être à gauche, fermant la partie septentrionale de la place publique et presque contigu au portique d'Attale. Athènes, tout en supprimant la royauté, avait conservé le titre de roi à l'un de ses archontes, et l'on appelait royal le portique sous lequel ce magistrat rendait la justice. Parmi les statues célèbres qui en ornaient l'intérieur, on admirait surtout Thésée jetant Sciron dans la mer, l'Aurore enlevant Céphale, Conon, Timothée, son fils, et quelques illustres Athéniens, enfin Jupiter libérateur.

Au delà s'ouvrait le portique des Douze-Dieux, avec des peintures glorifiant le peuple et quelques héros tels que Thésée et Gryllus, fds de Xénophon. Deux temples, celui d'Apollon Patrotis et un sanctuaire de la Mère des dieux achevaient d'embellir le côté occidental de l'Agora jusqu'au Bouleutérion ou Sénat, qui se trouvait au sud, en face de la belle rue se dirigeant entre l'Aréopage et l'Acropole, par des ramifications diverses, vers les Propylées, le Pnyx, les temples répandus au sud de la ville et le théâtre. Peut-être est-ce dans cette rue que se trouvaient plus particulièrement groupés ces hermès célè-

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