RUE DES HERMES
bres, sorte de gaines à tête de Mercure, avec sentences propres à encourager à la vertu. Sur l'un d'eux on lisait : Ne viole pas les lois de l'amitié. Sur un autre : Suis en tout la justice, la même recommandation que Paul fait à Timothée dans les deux lettres qu'il lui adresse. Avait-il lu ici cet aphorisme de la sagesse antique, qu'il complète en recommandant d'y joindre les vertus surnaturelles, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur? C'est possible En tout i il dut saluer comme un rayon d'espérance lueurs éparscs de vérité, que la philosophie avait fait jaillir du fond de la conscience humaine. N étaient-elles pas la pierre d'attente menai par la Providence pour asseoir les doctrines nouvelles qu'il apportait à un monde déchu et découragé. Comment, en effet, aurait-il essayé d'imposer à la philosophie grecque l'autorité des prophètes et d'une révélation qu'elle ne connaissait pas? De tous ces portiques, de ces temples, de ces hermès pas plus que du Tholus, ce 1 >ôme où les prytancs allaient prendre leur repas et offrir des sacrifices pour la république, il ne reste absolument rien. Tout est bous terre, et il faut un hasard, des fondations que l'on creuse, une rue que l'on perce, pour le découvrir.
Au levant de l'Agora fut le Pécile, ce portique célèbre par la richesse et la variété de ses ornements, où Zenon fonda avec tant d'éclat la secte stoïcienne. Quelle importante conférence il eût engagée avec Paul, si plus do trois siècles ne les avaient séparés! L'Apôtre y rencontra des dis-
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