PORTIQUE D'ADRIEN
que celles do l'extérieur étaient ioniques sans cannelures, avec chapiteaux à palmettes et lotus. Des chambres et de vastes salles y servaient aux maîtres chargés d'instruire la jeunesse. ' Des décrets que l'on affichait sur l'Agora, et quelques fragments d'architrave avec inscription, récemment trouvés dans des fouilles, ne laissent aucun doute sur la destination réelle de ce monument érigé par Attale II, roi de Pergame, et longtemps confondu avec le Gymnase de Ptolémée, qui fut son voisin.
Le monde des études aussi bien que celui des affaires était donc groupé autour de L'Agora. Quand Adrien voulut doter à son tour la ville d'un nouveau gymnase, il l'établit encore non loin d'ici, vers le levant. Nous le retrouvons, en effet, dans le bazar actuel, à sept mètres sou- le sol, vers la caserne de cavalerie. Au milieu de marchands de figues, d'olives noires, de caviar, de tabac, de pipes, de miroirs de poche, de vêtements brodés, d'armes incrustées de nacre ou d'argent, nous allons examiner les sept colonnes monolithes qui en restent. Elles sont de marbre cipolin et adossées à une muraille de fort bel appareil. L'édifice mesurait cent trente mètres de long sur quatre-vingt-deux de Large. I un rectangle entoure' de portiques. A L'intérieur il se divisait en plusieurs appartements distincts, correspondant peut-être aux trois édifices dont parle Pausanias, un temple tic Junon, un autre do Jupiter Panhellénien et un Panthéon. La petite église, ruinée et presque ensevelie sous
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