MUSEE
HK BS ££§1
?rtr|WJfiijfel^
'A,yWf|*™*Tu;
bronze permettait à la fumée de s'évanouir par le toit. On montrait à l'Érechtéion un siège pliant, œuvre de Dédale. La statue de Minerve, toute tombée du ciel qu'on la supposât, était en bois d'olivier grossièrement travaillé. C'est elle qu'on ornait du fameux péplum brodé par les jeunes Athéniennes et porté en triompbe aux Panathénées. L'Éreothéion actuel, élevé au siècle de Périclès, demeure, malgré ses inégalités de niveau et de façade, un des plus délicieux monuments de l'art ionique. Au septième siècle, on en fit une église byzantine dédiée à la Sainte Sagesse. Les Turcs, vers la fin du quinzième siècle, la transformèrent en harem pour des femmes de l'aga. Pendant la guerre de l'indépendance, ils en détruisirent une partie à coups de canon. Lord Elgin a volé une de >es erréphores. C'est ainsi que les hommes traitent ce que le temps avait respecté.
Un peu tard, on s'est préoccupé de créer un musée à l'Acropole même. Entrons-y, en achevant de contourner les murs de Thémistocle vers le levant. Une architrave couchée à terre, non loin de l'autel de Minerve, au levant du Parthénon, a appartenu, comme le prouve l'inscription qu'elle porte, à un temple circulaire d'Auguste et de Rome. Le musée de l'Acropole n'est encore qu'une collection de fragments peu ou point classés. Quelques beaux torses mutilés, un hermès portant un veau, des stèles avec banquets funéraires, quelques inscriptions, des statuettes votives, des dieux de toute sorte, peut-être un