PARTHÉNON
fragment de sculpture dû à la main de Socrate encore jeune et représentant le groupe des trois Grâces, les fragments de la balustrade du temple de la Victoire sans ailes, avec une série de Victoires dans les attitudes les plus variées, en particulier celle qui délie ses sandales, des Minerves de toute sorte dont l'une, Pallas- Athènè, remonte peut-être au sixième siècle avant Jésus-Christ, un superbe fragment de la frise orientale du Parthénon, et quelques-uns moins importants des trois autres côtés, commencent à constituer une intéressante galerie. Il n'est que temps pour la science de recueillir ainsi et de conserver ce que la barbarie a impitoyablement saccagé et dispersé.
Enfin nous voici devant ce Parthénon que nous contournons depuis hier sans oser presque le regarder, tant nous tenions à nous ménager vive et entière l'impression que nous éprouvons en ce moment. Qu'il est beau dans sa lamentable ruine! et comme nous sommes mieux disposés à l'admirer en silence qu'à l'analyser! Il y a plus de vingt-trois siècles qu'Ictinus et Callicratès le bâtirent. L'hécatompédon de Pisi&trate, auquel il succédait, détermina les architectes à lui donner une largeur de cent pieds. Sa profondeur fut de deux cent vingt. Entouré par un péristyle de huit colonnes sur les façades, ce qui était une innovation, et de dix-sept sur les côtés, l'édifice sacré consistait en un vaste rectangle divisé en deux salles d'inégale grandeur. La plus i importante, s'ouvrant à l'orient, n'était autre que
^îLMkiKl^^
PARTHÉXOX
9!Hintiiiiiiiifiiiiiiiii!iniifrniiiiiiiniiiiiiiifiHfiifiifjiiifHiiiiifiifiiitiniriiiifi)iffiiiiiiiiiiiiiiiiiiififiiiiiiiiiiiiiMii)iiiiiiiuaiir'iii!iiiiiiniiiiiiiiiiiii
■ Mmnil . Mi IIIHIIIII , l!llllllllllll!il il Ullll IHII! MU il Ml : MU»! IIUIIIIUMIIIIMMUIIIM'. I! IMIllii llll'„i Mil H
le sanctuaire de Minerve. La plus petite, vers l'occident, était l'Opisthodomos ou la maison du trésor public. L'entrée de l'une et de l'autre était précédée d'un portique de six colonnes parallèles à celles des deux façades. Tout cela avait été combiné avec cette simplicité, cette harmonie, cette puissance de lignes qui caractérisent invariablement l'œuvre du génie.
Phidias, à la tête d'un groupe d'artistes dont les uns étaient ses élèves et les autres ses rivaux, se chargea d'orner l'édifice. Les frontons furent les deux pièces capitales où son imagination et son ciseau s'exercèrent à créer des merveilles. Il surmonta l'un et l'autre d'un immense fleuron d'acanthe au milieu et de statues, espèces de griffons ailés à chacun des angles. Il remplit les tympans par d'immenses scènes mythologiques. Dans celui qui regardait l'orient, il représenta la naissance de Minerve. Agoracritc, son élève favori, l'aida largement à exécuter ce travail. Dans celui qui était en face des Propylées, il retraça le triomphe de Minerve sur Neptune au sujet de l'Atlique. Alcamène fut son principal collaborateur.
Les colonnes du péristyle, posées sur trois degrés et hautes de plus de dix-sept mètres, soutenaient un entablement dont la frise était partagée en triglyphes et en métopes, ceux-là peints en bleu et celles-ci en rouge. Sur les quatre-vingt-douze métopes étaient reproduites en bas-reliefs des scènes rappelant la guerre des Amazones, les combats des Géants et des Cen-
PARTHÉXON
\Xl
taures, et la ruine de Troie. Sous le péristyle, contournant des quatre côtés le mur extérieur de la cella, une autre frise complètement sculptée représentait la fête des Panathénées avec les dieux, le cortège sacré, les courses de chars et les cérémonies diverses qui la constituaient. L'Opisthodomos renfermait en outre du trésor public, le trône d'argent de Xercès et les ornements du temple.
Dans le temple même était la fameuse statue de Minerve, où le génie de Phidias avait essayé de dire son dernier mot. Elle était d'or et d'ivoire. Du milieu de son casque, dont les griffons soutenaient les côtés, s'élevait une sorte de sphinx. La déesse, debout était revêtue d'une longue robe tombant jusque sur ses pieds. Sa poitrine était couverte par une tête de Méduse en ivoire. D'une main elle tenait une Victoire de grandeur naturelle, et de l'autre elle s'appuyait sur une pique au bas de laquelle étaient un serpent, emblème d'Érecthée, et le bouclier de la déesse. La statue mesurait douze mètres de haut. Il avait fallu plus de six millions pour couvrir d'or et d'ivoire le superbe colosse. C'était le pendant du fameux Jupiter d'Olympie. Elle subsista jusqu'au temps de Justinien.
L'idée qu'on eut peu après de transformer en église chrétienne le Parthénon aurait été bonne, si on s'était fait une loi de conserver intact l'édifice, aussi bien qu'on réussissait à maintenir sa dénomination primitive en le consacrant à la Vierge (Parlhénè), Malheureusement on se crut
Er^MôUŒ^iŒ]
•■■■'■■- '»■- - — ' " im- '*■'
HfiïiMHME!MnME^^
èù