‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 296 sur 334 · MUSÉUM DE LA SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE · texte numérisé non relu

MUSÉUM DE LA SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE

Ui

pi

cription phénicienne et grecque que Domtsaloh de Sidon avait élevée à Schemat, ou Antipatros d'Ascalon, après l'avoir délivré de son vivant d'un lion qui allait le dévorer; une collection de Vases à parfums, parmi lesquels il y a peut-être le pareil de celui que Madeleine brisa pour oindre le Sauveur.

Toutefois la plus belle collection de vases est au Muséum de la Société archéologique. Il y en a plus de trois mille, et plusieurs ornés de très intéressants sujets : Œdipe et le Sphinx; la Dispute d'Apollon et d'Hercule; les Exploits de Bacchus contre les pirates; la Mort d'Actéon; Sapho lisant ses poèmes dont on peut encore déchiffrer le premier vers; un Vase Panathénaïque; des Bracelets d'or trouvés au Dipylum, avec les noms des femmes qui les ont portés; des Lawy enfin les innombrables débris d'une belle civilisation enfouie dans la terre, et que la pioche dea savants exhume tous les jours.

Un des plus heureux fouilleurs de notre temps a été M. Schliemann, et sa collection est la plus surprenante nouveauté des musées d'Athènes. Dire que nous voyons dans cette longue série de vitrines, où on les a soigneusemenl classés, les diadèmes en minces feuilles d'or qui ornèrent peut-être la tête d'Agamemnon, de Clytemnestro, ou même des fils de Priam, car les I Ireca rapportèrent dans leur patrie les trésors des vaincus, n'est-ce pas stupéfiant? Ceci m'intéres autrement (pic les bijoux des reines égyptiennes à Boulaq. Qui sait si ces coupes d'or qui sont

!*.-.'"t'<»:lî ^»- ■-

ta Md

Page 1