‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 298 sur 334 · LA VOIE SACRÉE · texte numérisé non relu

LA VOIE SACRÉE

pellent le souvenir. Et ces débris d'ossements eux-mêmes ne sont-ils pas ceux de l'affreuse famille? Les masques qui les recouvraient et qu'on a retrouvés dans leurs tombeaux, n'étaientils pas les portraits effrayants de ces étran criminels?

La salle des antiquités égyptiennes ne nous offre après cela, et surtout au retour d'un voyage en Egypte, aucun intérêt.

Eleusis.

Le chemin que suivait la fameuse théorie ou procession éleusiaque, le 44 de Boedromion (septembre-octobre), était à peu près celui-là même que nous venons de suivre en voiture. La route actuelle se détourne par intervalles de l'ancienne voie sacrée, mais ne la perd jamais de vue.

Nous sommes sortis par le Dipylum, et après avoir laissé à gauche les grand-, peupliers du Jardin botanique et traversé le bois d'oliviers et de pins qui ombrage le vallon desséché du Céphisc, nous nous sommes engagés dans le Défilé mystique, entre les gorges du Corydalle. Chateaubriand prétendait qu'il fallait voir de là Athènes pour la juger sous son plus bel aspect. Ce qu'il y a de sur, c'est que ce passage était la clef de l'Attique pour ceux qui venaient du Péloponèse, et il a été jadis soigneusement fortifié. De nombreuses ruines en couronnent les sommets. On nous montre à gaucho quelques

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