‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 299 sur 334 · TOMBEAUX — COUVENT DE DAPIINÉ · texte numérisé non relu

TOMBEAUX — COUVENT DE DAPIINÉ

débris du tombeau qu'IIarpalus le Macédonien avait fait élever à la courtisane Pithyonice. En Grèce, ces sortes de femmes, quand elles avaient autant d'esprit que de beauté, arrivaient à se faire une gloire à part. Pausanias dit que ce monument fut le plus beau de toute la contrée. En tout cas, il était le plus remarqué parmi ceux qui ornaient la voie Sacrée, où on en comptait pourtant beaucoup et des plus riches. M. Lenormant suppose que celui d'Anthémocrite fut au Dipylum. L'usine à gaz marque peut-être la place de celui de Sciros, un prophète venu de Dodone pendant la guerre d'Érechtée contre Eleusis. Céphisidore, Héliodore, Thémistocle le Jeune, petit-fils du sauveur de la Grèce; Nicoclès de Tarente, le plus célèbre instrumentiste de son temps; Phytalus, à qui Cérès, ainsi que le disait son épitaphe, fit présent de l'arbre qui porte les figues; Théodore, le grand tragédien de son temps, avaient leurs sépultures avant de passer les bifurcations du Céphise. Moins nombreux à mesure qu'on s'éloignait de la grande ville, ils n'en étaient souvent que plus soignés comme architecture, et près de celui de Pythionice, qu'il voulait éclipser, un Rhodien avait fait élever le sien avec une magnificence insensée. Des troupeaux de chèvres dorment ou paissent sur ces ruines éparses.

Le couvent de Daphné, où se fait notre halte, a été bâti près d'un temple d'Apollon et avec ses débris. Les descendants de Céphale, citoyen d'Athènes exilé pour avoir tué sa femme Pocrys,

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