‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 300 sur 334 · TEMPLE DE VÉNUS PHILÉ · texte numérisé non relu

TEMPLE DE VÉNUS PHILÉ

désiraient rentrer dans le pays de leurs aïeux. Apollon les y autorisa, mais à condition, disait l'oracle, qu'ils élèveraient au dieu un sanctuaire là où ils verraient fuir une galère à trois rangs de rames. Or ils rencontrèrent ici un grand lézard courant dans les broussailles, et leur imagination leur persuadant que c'était là la galère fugitive, ils bâtirent ce temple de Daphné. Ce que nous pouvons constater à chaque pas, c'est que les grands lézards abondent encore ici.

Dans la cour du couvent nous saluons un moine qui fait sa toilette au bord d'un puits. Pour nous accueillir plus solennellement, il s'empresse de délier ses cheveux noués sur l'occiput. Il vit seul ici avec un chat et quelques poules, mais il n'est pas voué à la solitude pour cela. Nous le retrouverons tout à l'heure installé au café où notre automédon réconforte ses chevaux. Tout schismatique qu'il est, il occupe la place des Bénédictins qui fondèrent ce monastère au treizième siècle. L'église est intéressante peu peintures, ses mosaïques et quelques inscriptions tombales, dont l'une est celle de Guy, duc d'Athènes.

Les ruines que nous rencontrons une demiheure après sur la route sont celles du temple de Vénus Philé. On voit, dans la roche à laquelle il était appuyé, des niches où l'on déposait des exvoto et des inscriptions qui ne laissent pas de doute sur l'identité du lieu. Dans les fouilles, on a retrouvé quelques colombes en marbre blanc. La voie sacrée est bien visible à notre droite.

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