RESTES DE COLONNADE
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construites avec les belles pierres d'antiques monuments. En les examinant de près, l'archéologie y trouverait des indications précieuses. Notre pensée est de suivre du sud au nord, avant de monter vers l'aire du temple d'Auguste, les restes de la fameuse colonnade qui intéresse si vivement les visiteurs. Rien de plus étrange que cette multitude de monolithes gris, dressant à travers champs leur tête découronnée et protestant au milieu des bosquets d'oliviers contre l'anéantissement définitif de l'antique cité. Quelques-uns gisent à terre comme de braves soldats tombés au champ d'honneur. Le laboureur les respecte tous, et, une main posée sur le dorban et l'autre sur la charrue primitive traînée par un âne et une vache, il nous invite à les admirer. Les colonnes ont cinq mètres de haut sans les chapiteaux, qui ont tous disparu. L'avenue mesurait dix-huit mètres de large et un kilomètre de long. Des fragments de mosaïques laissent croire qu'elle dut être fort belle.
D'après Josèphe, Hérodc entoura Samarie, qu'il reconstituait, d'un mur mesurant vingt stades de circonférence. On en trouve les traces à cent mètres au-dessous de l'avenue que nous suivons. Vers l'extrémité orientale, les arasements de deux tours rondes marquent encore la place d'une des entrées de la ville. A les examiner de près, ces débris remontent évidemment à une très haute antiquité. Est-ce ici que siégèrent Achab et Josaphat, tenant conseil au moment de s'engager dans une guerre contre Benadad,
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