PATRAS
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toi toi-même », et encore : « Rien de trop. » Dans le sanctuaire, la pythie sur son trépied rendait les oracles qui dirigeaient les affaires de la Grèce.
Puis les deux rives se rapprochent. La ville que nous voyons avec ses murailles vénitiennes, sur la côte septentrionale, c'est Lépante, dont le golfe porte aussi le nom. Ses remparts crém s'élèvent jusqu'au sommet de la colline, pour y rejoindre un château fort sur un rocher qui se détache du Pugani. La fameuse bataille où, en octobre 1571, don Juan d'Autriche écrasa la flotte des Turcs et arrêta pour toujours leur marche vers l'Occident, s'engagea beaucoup plus vers l'ouest, prés des îles Échinades, que nous verrons ce soir. L'Anti-llihon ou le château de ltoumélie, et le Rihon ou la Tour de Morée, qui se regardent d'une rive à l'autre, sont à peine séparés par un bras de mer de deux kilomètres. Nous arrivons en gare de Patras
La ville, au temps de Pausanias, se divisait en trois parties : l'Acropole, la ville moyenne, renfermant l'Agora et les édifices publics, la ville basse ou le port, reliée à la précédente par une grande rue. Aujourd'hui ces divisions n'existent plus, et nous visitons une cité toute moderne, avec de blanches et belles maisons, assez bas pour résister aux tremblements de terre. Peu.'' de larges rues qui se coupent â angle droit, elle se développe gracieusement entre la mer et le pied du mont Panachaïchum, où quelques débris marquent encore la place de L'antique ville achéenne.