‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 323 sur 334 · LA NOUVELLE GRECE · texte numérisé non relu

LA NOUVELLE GRECE

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vertu, au patriotisme, marbres fouillés par le génie, trophées détruits qui redisent sous toutes les formes l'histoire héroïque d'un grand peuple.

Un journaliste grec, patriote enthousiaste, nous fait part de ses espérances, ou mieux de sa foi en l'avenir de la nouvelle Grèce. Cette nation aura encore de glorieuses destinées. Pour le prouver, il nous montre Missolonghi et évoque les souvenirs de Mavrocordato, de Botzaris et de tous ces braves qui, en 1825, ne pouvant soutenir plus longtemps le siège, firent sauter la poudrière sur laquelle ils avaient attiré l'ennemi et s'ensevelirent avec lui dans une même ruine. Il n'est pas douteux qu'il y a dans cette race grecque un sang généreux, une intelligence très vive, et de nobles aspirations. Malheureusement les Hellènes d'aujourd'hui sont aussi frivoles aussi vaniteux, aussi inconséquents dans leurs relations politiques et envers leurs hommes d'État, que leurs pères du temps d'Aristide, de Démosthènes et de Phocion. Avec l'organisation des sociétés modernes, il est douteux qu'une nation puisse résister longtemps à une si regrettable versatilité.

La mer est splendide. Le soleil jette un dernier reflet sur la crête des montagnes. Nous laissons à gauche Céphalonie et plus au sud Zante. A notre droite, les Échinades se dessinent à fleur d'eau comme une série de petits rochers ayant chacun son mur d'enceinte. A mesure que le soleil se cache derrière Céphalonie et Ithaque, les contours capricieux des côtes prennent des teintes sombres, les écueils ont des formes fan-

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