‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 324 sur 334 · ITHAQUE · texte numérisé non relu

ITHAQUE

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tastiqucs, tandis que des nuages d'argent et de pourpre produisent dans les cieux l'effet de chars grandioses qu'emportent de gigantesques coursiers.

I iliaque, la patrie d'Ulysse, semble une île de fer avec deux points saillants à chacune de extrémités. Le capitaine du bateau, grec aussi fier de sou paya que le journaliste de tout à l'heure, nous indique les détails topographiques qui concordent avec les indications d'Homère : rochers escarpés, criques où le Phorcynis trouve sa place, flanc dé la montagne où les Phéaciens déposèrent Ulysse endormi dans la grotte précédée d'un bel olivier, enfin, à l'intérieur des cavernes, stalactites superbes rappelant « ces (issus de pierre, œuvre des Nymphes », dont parle le poète. N'en déplaise à Homère et à sa poésie, l'aspect général de l'île est absolument sauvage. A mon avis, la plus éloquente démonstration que l'amour du sol natal exerce sur le cœur de l'homme est dans l'ardeur infatigable qu'Ulysse déploya pour retourner dans un bî triste pays. Le porl est au fond d'une anse. Noua pouvons en voir les maisons qui s'échelonnent au flanc de la montagne. Quelques bateaux touchent parfois à Ithaque pour y acheter de l'huile ou du vin, seules récoltes du pays.

Leucade ou Sainte-Maure est la dernière terre grecque que nous voyons. Elle nous rappelle le souvenir de Sapho, cette dixième nuise de Platon :

Non formidata temeraria Leucade Sappho.

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