‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 327 sur 334 · POUZZOLES · texte numérisé non relu

POUZZOLES

jour. Une voiture nous a promenés le lendemain sur cette incomparable côte de Campanie, où la civilisation corrompue des Romains avait trouve les plus délicieux quartiers d'hiver qu'elle pût rêver.

Mes pensées me ramenant toujours à l'histoire apostolique, nous sommes allés sur le quai de Pouzzoles, en vue du cap Misène, saluer le souvenir de Paul, qui, vers le milieu de février do l'an 61, y arriva par le Castor et Pollux pour être dirigé sur Rome. La petite église de Pouzzoles lui fit un fraternel accueil et le retint toute une semaine. C'est par la via Campana qu'il dut rejoindre à Capoue la grande voie Appienne. On sait avec quel empressement les chrétiens de Rome vinrent l'attendro jusqu'au Forum d'Appius. De là passant aux Trois-Tavcrnes et à Aricia, il arriva à Rome au milieu d'amis qui lui faisaient un cortège triomphal.

Nous arrivons nous-mêmes à la Ville éternelle, où d'excellents amis nous réservent aussi le plus fraternel accueil. Le vénérable M. Captier, frère d'un martyr et capable, avec son énergique douceur, d'êtro martyr lui-même, est venu nous attendre à la gare. C'est dans la pieuse et savante famille Sulpicienne que nous descendons. La modestie et la charité qui caractérisent ses membres n'exclut jamais chez eux la plus exquise distinction. Une jeunesse enthousiaste et laborieuse, venue de Paris pour prendre ici ses grades théologiens, nous fait une petite ovation M. Vigouroux avec sa barbe obtient

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