‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 38 sur 334 · COLIBRI . OK LA MÈIC · texte numérisé non relu

COLIBRI . OK LA MÈIC

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Gous la voûte sombre, Saiil déguisé attendait anxieux. « Qui faut-il te faire monter? disait la pythonisse. — Samuel », répondit le roi. Et quand la femme vit monter Samuel, elle poussa un cri en disant au visiteur : « Tu es Saiil! Pourquoi m'as-tu trompée? — N'aie pas peur, dit celui-ci. Que vois-tu? — Je vois un dieu qui sort de terre. — Quelle figure a-t-il? — C'est un vieillard, et il est enveloppé de son manteau. » Saiil, comprenant que c'était Samuel, s'inclina profondément. « Pourquoi m'as-tu troublé, lui dit Samuel, en me faisant monter? — Afin de savoir ce que j'ai à faire, car je suis dans une grande détresse. — Demain tu seras avec moi, toi et tes fils, et le Seigneur livrera aux Philistins le camp d'Israël, n A ces mots, Saiil, tombant comme foudroyé, demeura étendu à terre. La pythonisse le pria de se relever et de prendre quelque nourriture, car ses forces l'abandonnaient. Il s'assit sur le lit et mangea des pains que la femmo fit cuire et du veau qu'elle égorgea.

C'est aujourd'hui le vendredi saint, nous no suivrons pas cet exemple, et un peu de poisson salé, quelques herbes et des oranges nous attendent près de la sourco qui domine le village. Kilo coule au fond d'une grotto. Quelques Arabes s'y lavent les pieds. Un figuier et surtout des roches énormes nous y offrent un peu d'ombre. Notre repas est d'ailleurs bientôt fini, et nous sommes tout au splendide paysago qui se déroule à nos pieds. Une nuée do mouches dont il est impossible de se défendre, et un groupo de curieux

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