‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 4 sur 334 · NI · texte numérisé non relu

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LE SCOPUS

Devant ses compagnons d'armes il s'inclina pour adorer le nom du Très-Haut, et donnant une cordiale poignée de main à Jaddus, il se dirigea vers Jérusalem au milieu des acclamations enthousiastes du peuple et des prêtres qui couraient autour de lui. Arrivé au temple, il offrit à l'Éternel un sacrifice d'après les rites que lui marquèrent les prêtres; et ayant lu la prophétie de Daniel sur l'empire des Grecs succédant à celui des Perses, il témoigna à toute la nation la plus grande bienveillance. La distance d'ici à Jérusalem est de plus de sept stades, car nous marchons depuis une demi-heure. Cette observation assez naturelle me fait hésiter à identifier le Scopus avec le lieu où nous sommes, d'autant que Josèphe semble supposer non pas qu'un ravin le séparait de Jérusalem, mais qu'il était le plateau même touchant immédiatement à la partie septentrionale de la ville. Peut-être en mettant le Scopus seulement à la hauteur du tombeau des Rois, ou mieux encore vers l'occident, à la butte des Cendres, serait-on plus exactement dans l'indication topographique de cet auteur. On n'aurait pas à franchir le ravin, et on resterait d'abord dans le périmètre des sept stades catégoriquement désignés, et surtout au point probable par où Alexandre et Titus, venant l'un de Gaza et l'autre des bords de la mer, durent aborder la ville.

Nous nous arrêtons pour contempler une dernière fois cette Jérusalem maudite du ciel et vénérée de la terre. Les cloches y chantent

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