UNE MAISON D'ARTISANS
Quand même elle se serait un peu déplacée, ayant primitivement occupé peut-être le site de l'église Saint-Gabriel, tandis qu'elle coule aujourd'hui à quelques pas plus loin vers le midi, en somme nous savons à peu près où elle fut. C'est là que. tenant le divin Enfant dans ses bras, ou le menant par la main, Marie venait chaque soir, l'urne dressée sur sa tête, puiser l'eau pour les besoins de la famille. Notre imagination la cherche et la suit encore sur ce chemin que, modeste et gracieuse, elle fit tant de l'ois, parmi les Nazaréennes d'alors, belles comme celles d'aujourd'hui, femmes ont dans le regard une douceur qui pénètre. Leur costume est de très bon goût. Elles quittent leur chaussure pour s'avancer nupieds vers la fontaine, où l'eau coule insuffisante par deux larges conduits. Leur ligure n'est jamais voilée. Le long couffieh aux vives couleurs, en retombant sur leurs épaules, encadre heureuse meni leur tête fine qui porte l'amphore, Bout» par le bras gauche gracieusement arqué. Quelques femmes arabes, par leur mauvaise tenue ol leur laideur, déparent seules cette jolie scène. Les premières nous saluent avec bienveillance; celles-ci nous considèrent avec une déplaisante obstination.
En rentrant, nous visitons une famille d'artisans et nous examinons en détail leur maison el le four qui la complète. Celui-ci ost bien encore l'antique t&nnour^ sorte de cloche en terre qui s'ouvre et se ferme au sommet par un couvercle muni d'un manche en bois. Oi
"ol