UNE MAISON D'ARTISANS
ricurement de fumier ou d'herbes sèches que l'on allume, après avoir déposé à l'intérieur, sur des cailloux très propres et préalablement chauffés, V la pâte bien battue entre les mains. L'espèce de galette que l'on obtient ainsi est, dit-on, assez bonne. La maison n'a pas d'autre ouverture que la porte. La cuisine se fait en plein vent, et la fumée monte le long du rocher auquel l'habitation est adossée. Ces braves gens ont pour leur repas un plat de fèves rouges. Le père tient déjà sa portion, et il se lève pour nous faire les honneurs de son logis. A droite, en entrant, des excavations dans la muraille servent d'armoires. On y voit, soigneusement plies, des tapis que l'on en retire chaque soir pour se coucher et qui résument, à eux seuls, les articles de literie usités en Occident. A gauche, nous remarquons la cruche traditionnelle, cet ustensile de première nécessité aux pays du soleil. Elle repose sur un support de terre. Au fond, du môme côté, deux cellules très étroites sont taillées dans le roc. Quelques poules s'y blottissent, une chèvre y montre sa tête et un chien en sort pour aboyer. Ainsi étaient logés et vivaient, il y a dix-neuf siècles, les artisans de Nazareth.
1er avril, saint jour de Pâques.
Alléluia ! Alléluia ! Le Christ est ressuscité ! C'est par ces mots sacramentels que chacun s'aborde dans la rue. Puis les processions de visiteurs
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PAQUES A NAZARETH