DU HAUT DE LA COLLINE
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d'eux une belle réunion d'hommes et la plus riche collection de narguilehs que nous ayons encore vue. On nous y donne des indications précieuses pour notre itinéraire des jours suivants. La conversation par interprète étant d'ailleurs fatigante, nous levons bientôt la séance en souhaitant les bénédictions du ciel à ces braves Nazaréens, qui nous prennent respectueusement la main pour la porter à leurs lèvres, à leur cœur et à leur front incliné. Il est temps d'ailleurs de nous retrouver un peu seuls pour jouir à notre aise des dernières heures que nous devons passer ici. L'isolement double la joie de l'âme qui contemple des sites célèbres à travers de pieux souvenirs. Vaillamment nous gravissons la montagne au pied de laquelle la ville de Nazareth est assise. De sa terrasse, le directeur de l'orphelinat protestant nous regarde passer. Il nous aurait été agréable d'être salués par lui.
Arrivés au pied du ouély qui marque le point culminant de la colline, nous parcourons d'un coup d'ceil général le magnifique panorama. Puis nous l'analysons dans le détail, fixant au bout de notre lunette chaque localité célèbre. Au midi, et contournant la plaine d'Esdrelon, Mageddo, Adadremmon, Taanach, Djenin, Gelboé, Sunam, Naïm et Endor sont suspendus en demi-cercle aux montagnes de la Samarie, de Gelboé et du Petit-Hermon. De l'est au nord, notre œil va par le Thabor au lac de Tibériade, dont on voit seulement le site déprimé; il plonge à travers des collines indécises jusqu'aux monts